Ton corps qui parle quand ta tête n’écoute pas — qui le pilote vraiment ?

Depuis 4 mois je suis en arrêt maladie pour mon dos.

Pas un accident. Pas un choc. Juste un matin où le corps a dit non. Où il a refusé de continuer comme avant. Où après 20 ans de grande distribution, de port de charges, de station debout, de rythme imposé, quelque chose a lâché.

Et pendant les premières semaines j’ai résisté. J’aurais dû faire des étirements, bouger, me remettre en mouvement progressivement. Je ne l’ai pas fait. Pas par paresse exactement. Plutôt parce que je n’ai jamais vraiment appris à écouter mon corps. À lui faire confiance. À lui donner ce dont il avait besoin avant qu’il crie.

Ce que le corps enregistre

Le corps garde tout. Ce que la tête refuse de voir, ce que les émotions n’ont pas eu le droit d’exprimer, ce que la vie a imposé sans demander permission, le corps l’absorbe. Silencieusement. Patiemment. Jusqu’au moment où il n’a plus d’autre choix que de parler fort.

Un dos qui lâche après 20 ans de travail physique et émotionnel intense ce n’est pas juste une question de vertèbres. C’est un corps qui dit j’ai porté trop longtemps. Les charges physiques oui. Mais aussi les autres. Leurs histoires, leurs galères, leurs douleurs. Et les miennes que je n’avais jamais vraiment posées nulle part.

Le mécanisme

L’enfant qui a dû être fort ne pleure pas. Il encaisse. Il continue. Il avance. Et le corps fait pareil. Il encaisse, il continue, il avance. Jusqu’à ce qu’il ne puisse plus.

Otto gère la douleur émotionnelle en la transformant en tension physique. C’est un mécanisme de survie. Efficace à court terme. Dévastateur à long terme.

Mon dos ne m’a pas lâché par hasard. Il m’a dit ce que ma tête refusait d’entendre depuis des années : tu ne peux pas continuer comme ça indéfiniment.

Ce que cet arrêt m’a offert

Paradoxalement ces 4 mois d’arrêt sont parmi les plus riches de ma vie récente. Je suis présent pour ma famille. J’apprends chaque jour. Je construis quelque chose qui m’appartient vraiment. Je lis, je réfléchis, je me reconnecte à ma curiosité naturelle.

Mon corps m’a forcé à m’arrêter. Et dans cet arrêt j’ai retrouvé quelque chose que 20 ans de routine avaient progressivement étouffé.

La question

Est-ce que ton corps essaie de te dire quelque chose que ta tête refuse d’entendre ?

Et toi, quelle douleur physique récurrente pourrait être le message d’une douleur émotionnelle non écoutée ?


Merci d’avoir pris le temps de lire cet article. Si quelque chose dans ces mots t’a touché, écris-moi. En attendant prends soin de toi et on se retrouve très vite pour un nouvel article pour découvrir qui pilote vraiment notre existence.

Stiv

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