Tes émotions — qui les pilote vraiment ?

On m’a appris très tôt que les émotions c’était encombrant.

Pas avec des mots. Avec des silences. Avec des regards qui détournaient. Avec des réponses qui changeaient de sujet. Avec une grand-mère qui ne savait pas ce que la tendresse voulait dire parce que personne ne le lui avait appris.

Alors j’ai appris à mettre mes émotions de côté. À les ranger quelque part en moi où elles ne dérangeraient personne. À fonctionner malgré elles. Parfois contre elles.

Et pendant des années j’ai cru que c’était ça être fort.

Ce que les émotions sont vraiment

Une émotion n’est pas une faiblesse. C’est une information.

La peur dit il y a un danger. La colère dit une limite a été franchie. La tristesse dit quelque chose d’important a été perdu. La joie dit tu es sur le bon chemin.

Quand on apprend à ignorer ses émotions on n’apprend pas à être fort. On apprend à naviguer à l’aveugle. Sans boussole. Sans information fiable sur ce qui se passe vraiment en soi.

Le mécanisme

Otto gère les émotions comme des signaux d’alarme à couper. Trop fort. Trop encombrant. Trop risqué. Il les compresse, les minimise, les transforme en tension physique, en fatigue, en douleur de dos.

Mais une émotion compressée ne disparaît pas. Elle attend. Elle s’accumule. Et un jour elle sort d’une façon ou d’une autre, une réaction disproportionnée, une dépression, un corps qui lâche.

Ce que j’ai appris à faire

J’ai appris à m’asseoir avec mes émotions. Pas à les combattre. Pas à les analyser immédiatement. Juste à les laisser être là le temps nécessaire pour comprendre ce qu’elles disent.

C’est inconfortable. Surtout au début. Parce qu’une émotion qu’on ne fuit pas grandit avant de diminuer. Mais de l’autre côté de cet inconfort il y a une information précieuse sur qui on est et ce dont on a besoin.

Mes émotions ne me font plus peur. Elles m’informent. Et c’est une des choses les plus libératrices que j’aie jamais apprises.

La question

Quelle émotion tu évites systématiquement parce qu’on t’a appris qu’elle était trop grande, trop forte, trop encombrante ?

Et toi, si tes émotions pouvaient te parler, qu’est-ce qu’elles auraient à te dire que tu n’as pas encore voulu entendre ?


Merci d’avoir pris le temps de lire cet article. Si quelque chose dans ces mots t’a touché, écris-moi. En attendant prends soin de toi et on se retrouve très vite pour un nouvel article pour découvrir qui pilote vraiment notre existence.

Stiv

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