Au départ ce n’était pas censé être un blog.
C’était juste un article. Un seul, pour moi, pour voir si j’étais capable de mettre des mots sur ce que je ressentais, pour tester si ce que j’avais à dire avait une forme cohérente en dehors de ma tête.
je n’avais aucune intention de publier Aucune ambition éditoriale. Aucun plan éditorial. Juste l’envie de vérifier que ma façon de voir les choses pouvait tenir debout sur une page.
Et puis quelque chose s’est passé.
Ce qui s’est passé vraiment
En écrivant ce premier article j’ai réalisé quelque chose que je n’avais pas anticipé.
Que mettre des mots sur ce que je vis, sur ce que j’observe, sur ce qui se passe en moi depuis 46 ans, ça ne s’arrêtait pas à un article. Que chaque phrase en appelait une autre. Que chaque idée ouvrait sur trois nouvelles. Que chaque souvenir partagé dévoilait un mécanisme que je n’avais jamais vu aussi clairement.
Écrire m’a appris des choses sur moi-même que des années de réflexion solitaire n’avaient pas produites.
Et me voilà au dixième article. Puis au vingtième. Puis au cinquantième. Sans l’avoir vraiment décidé. Juste en suivant quelque chose qui semblait vouloir être dit.
Ce que ça dit sur les commencements
On ne sait jamais vraiment où un premier pas va mener.
L’enfant qui observait dans la cour de récréation ne savait pas qu’il devenait coach. Le jeune homme à la rue ne savait pas qu’il allait se reconstruire et construire une famille. Le collègue qui écoutait ses équipes ne savait pas qu’il développait une méthode d’accompagnement.
Les commencements sont toujours plus petits que ce qu’ils deviennent. C’est leur nature. Si on voyait dès le début tout ce qu’un premier pas implique on ne le ferait jamais.
Otto s’en charge. Il grossit l’obstacle. Il amplifie le risque. Il dit à quoi bon puisque tu ne sais pas où ça va mener.
Mais les plus belles choses de ma vie ont commencé sans que je sache où elles allaient mener. Jenny. Mes filles. Ce blog.
Ce que je n’avais pas prévu
Je n’avais pas prévu que écrire serait thérapeutique. Que mettre des mots sur des choses que je n’avais jamais dites à personne allait créer un espace de légèreté que je ne connaissais pas.
Je n’avais pas prévu que ma façon de voir les choses pouvait intéresser quelqu’un d’autre que moi. Que ce que je croyais être mes particularités étaient en réalité des universalités.
Je n’avais pas prévu que un article deviendrait un blog. Que un blog deviendrait un calendrier éditorial d’un an. Que une idée deviendrait quelque chose qui ressemble de plus en plus à une mission.
Je n’avais pas prévu. Et c’est exactement pour ça que ça existe.
Ce que je veux te dire
Si tu as une idée qui tourne dans ta tête depuis longtemps. Un projet que tu repousses parce que tu ne sais pas où il va mener. Une chose que tu veux essayer mais qui te semble trop petite pour valoir la peine ou trop grande pour être tentée.
Lance juste le premier article.
Pas le blog entier. Pas le projet complet. Pas la version parfaite et aboutie. Juste la première phrase. Le premier pas. La première tentative imparfaite et hésitante.
Et vois ce qui se passe.
Parce que tu ne sais pas encore ce que ce premier pas va devenir. Et c’est exactement pour ça qu’il faut le faire.
La question
Quel premier pas repousses-tu depuis trop longtemps parce que tu ne sais pas encore où il va mener ?
Et toi, qu’est-ce que tu aurais manqué si tu n’avais jamais commencé ?
Merci d’avoir pris le temps de lire cet article. Si quelque chose dans ces mots t’a touché, écris-moi. En attendant prends soin de toi et on se retrouve très vite pour un nouvel article pour découvrir qui pilote vraiment notre existence.
Stiv
