Tu dis oui quand tu veux dire non.
Tu restes quand tu veux partir. Tu donnes encore quand tu n’as plus rien à donner. Tu souris quand tu souffres. Tu continues quand tout en toi crie stop.
Pas parce que tu es faible. Parce que personne ne t’a appris que tu avais le droit d’avoir des limites. Ou pire, parce qu’on t’a appris que les limites étaient de l’égoïsme.
L’enfant qui devait être fort pour ses frère et sœur n’avait pas le droit d’avoir des limites. L’adolescent qui s’adaptait à chaque nouvel environnement hostile n’avait pas le droit d’avoir des limites. Le collègue toujours disponible n’avait pas le droit d’avoir des limites.
Et aujourd’hui Otto continue de gérer tes limites comme si elles étaient dangereuses. Comme si les poser allait faire partir les gens. Comme si dire non allait tout détruire.
Ce qu’est vraiment une limite
Une limite n’est pas un mur. Ce n’est pas un rejet. Ce n’est pas de l’égoïsme.
C’est une information sur ce dont on a besoin pour rester entier. Pour continuer à donner sans se vider. Pour être vraiment présent plutôt que fantomatiquement disponible.
Une limite bien posée ne détruit pas les relations. Elle les protège. Parce qu’une relation où l’un donne tout et l’autre reçoit tout n’est pas une relation équilibrée. C’est une transaction qui s’épuise.
Le mécanisme
Otto sabote les limites avant même qu’elles soient posées. Il anticipe le rejet. Il imagine la déception de l’autre. Il calcule le coût social de dire non.
Et il conclut que le coût de la limite est plus élevé que le coût de son absence.
C’est faux. Mais tant qu’on ne le voit pas c’est la réalité qu’il produit.
Ce que j’apprends
Poser une limite c’est un acte d’amour. Envers soi-même d’abord. Envers l’autre ensuite. Parce que quelqu’un qui respecte ses propres limites apprend aux autres comment le respecter aussi.
Mon dos m’a posé la limite que je n’osais pas poser moi-même. Quatre mois d’arrêt forcé. La limite la plus claire que j’aie jamais reçue.
Maintenant j’apprends à la poser avant que le corps le fasse à ma place.
La question
Dans quelle relation continues-tu à ne pas poser tes limites par peur de ce que l’autre pensera ?
Et toi, quelle limite as-tu besoin de poser aujourd’hui que tu repousses depuis trop longtemps ?
Merci d’avoir pris le temps de lire cet article. Si quelque chose dans ces mots t’a touché, écris-moi. En attendant prends soin de toi et on se retrouve très vite pour un nouvel article pour découvrir qui pilote vraiment notre existence.
Stiv
